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La date « limite » de livraison peut-elle encore être repoussée ?


Public La date « limite » de livraison peut-elle encore être repoussée ?

Question reçue d'un futur acquéreur (anonymisée) : « Mon contrat indique une livraison au 4e trimestre 2026, déjà reportée une fois. La date limite de livraison risque-t-elle encore d'être reportée ? Et qu'est-ce que je peux faire concrètement ? »

On publie la question ici car elle revient très souvent. Vous êtes dans ce cas ? Partagez votre situation (programme, trimestre prévu, retard annoncé) : les retours des autres acheteurs du même secteur aident à distinguer un retard de filière d'un problème propre au programme.

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Réponse honnête : oui, elle peut l'être, mais pas sans limites ni contreparties.

Ce que dit votre contrat. La date de livraison contractuelle est généralement assortie de « causes légitimes de retard » (intempéries constatées, défaillance d'entreprise, force majeure). Chaque jour d'intempérie constaté par le maître d'œuvre repousse d'autant la date. C'est légal, mais le promoteur doit pouvoir justifier chaque cause invoquée.

Vos leviers :
1. Demandez le décompte écrit des causes de retard (jours d'intempéries, attestations). Un promoteur sérieux le fournit. Un refus est un signal.
2. Pénalités de retard. Si le contrat en prévoit (fréquent mais pas obligatoire), elles courent au-delà de la date contractuelle corrigée des causes légitimes.
3. Au-delà du raisonnable : si le retard dépasse largement les causes justifiées, une mise en demeure par lettre recommandée, puis une action en résolution de la vente ou en dommages et intérêts, sont possibles. La garantie financière d'achèvement (GFA, obligatoire) protège votre argent même si le promoteur fait défaut : vous ne perdrez pas les sommes versées.

Signal d'alerte à surveiller : un chantier visiblement à l'arrêt pendant que les appels de fonds continuent. Dans ce cas, exigez un état d'avancement contradictoire avant tout nouveau versement.

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