En août 2026, les barèmes moyens s'établissent à **3,31 % sur 15 ans, 3,42 % sur 20 ans et 3,51 % sur 25 ans**, hors assurance. Voilà pour la réponse rapide. La suite répond à trois questions : est-ce que ça monte ou ça baisse, qu'est-ce que ça donne sur votre mensualité, et ce que ces taux impliquent quand on achète un logement qui n'existe pas encore.
Taux moyens et meilleurs taux relevés en août 2026, selon la durée
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| Catégorie | Taux moyen | Meilleur taux |
|---|---|---|
| 15 ans | 3,31 % | 2,85 % |
| 20 ans | 3,42 % | 3 % |
| 25 ans | 3,51 % | 3,25 % |
Ça monte ou ça baisse ?
Ça remonte, doucement. L'Observatoire Crédit Logement/CSA, qui mesure les crédits réellement accordés et non les barèmes d'appel, donne un taux moyen de 3,30 % en juillet 2026, après 3,24 % au deuxième trimestre. La baisse continue de 2024-2025 est terminée.
La cause est à chercher du côté de l'OAT 10 ans, le taux auquel l'État français emprunte et la boussole des banques. Elle a brièvement franchi les 4 % le 23 juillet, un pic à 4,06 % jamais vu depuis 2009, avant de redescendre autour de 3,90 % début août.
Dans ce contexte, les banques absorbent une partie de la hausse sur leur marge plutôt que de la répercuter, parce que le crédit immobilier reste leur meilleur produit d'appel. Ce décalage entre le coût de leur ressource et les taux affichés joue en votre faveur pour l'instant. Ne comptez pas dessus à six mois.
Ce que ça donne sur votre mensualité
Au taux moyen d'août, un prêt de 250 000 € coûte environ 1 440 € par mois sur 20 ans et 1 253 € sur 25 ans, hors assurance. Pour 300 000 €, comptez respectivement 1 728 € et 1 503 €.
Entre le taux moyen et le meilleur barème, il y a 0,42 point sur 20 ans. Soit 54 € par mois sur 250 000 €, et environ 12 800 € sur la durée totale du crédit. Le marché, lui, n'a bougé que de 0,05 point depuis février : votre dossier pèse donc plus lourd que la conjoncture.
Cela dit, ce meilleur barème suppose un apport d'au moins 20 %, un CDI confirmé, une épargne résiduelle et une domiciliation complète. Un profil moyen ira chercher la moitié de cet écart, pas la totalité.
Pour situer votre propre dossier face au plafond d'endettement de 35 %, le simulateur de prêt le fait en deux minutes, sans inscription.
Mensualité au taux moyen d'août 2026, hors assurance
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| Catégorie | 250 000 € empruntés | 300 000 € empruntés |
|---|---|---|
| Sur 20 ans (3,42 %) | 1440 €/mois | 1728 €/mois |
| Sur 25 ans (3,51 %) | 1253 €/mois | 1503 €/mois |
Trois choses qu'un baromètre ne vous dit pas quand vous achetez sur plan
Tout ce qui précède vaut pour n'importe quel acheteur. Voici ce qui vous concerne.
Votre taux n'est pas celui de la réservation
La simulation que le commercial vous montre en bulle de vente n'engage personne. Votre taux sera celui du jour où la banque édite l'offre de prêt, soit souvent quatre à six mois plus tard. Cette fenêtre est votre vraie zone de risque, et c'est un argument pour boucler le montage bancaire vite, même quand la livraison est lointaine.
Vous pouvez souvent aller jusqu'à 27 ans
Le HCSF plafonne la durée à 25 ans et le taux d'effort à 35 % des revenus nets, assurance comprise. Mais il prévoit une exception explicite pour la VEFA : jusqu'à 2 ans de différé d'amortissement en plus, soit 27 ans au total. Les banques disposent en outre de 20 % de flexibilité trimestrielle pour déroger aux critères. Personne ne vous le proposera spontanément : posez la question.
Vous payez avant d'habiter
En VEFA, la banque débloque au fil du chantier, dans la limite des plafonds cumulés de l'article R261-14 du Code de la construction : 35 % aux fondations, 70 % hors d'eau, 95 % à l'achèvement, le solde de 5 % à la livraison. Pendant ce temps, vous ne remboursez aucun capital : vous payez des intérêts intercalaires sur les seules sommes débloquées.
Sur 250 000 € à 3,51 %, cela représente environ 695 € par mois quand 95 % du prêt est versé. Moins que votre future mensualité, donc. Sauf que ces 695 € s'ajoutent à votre loyer actuel. Avec 900 € de loyer et 75 € d'assurance, vous sortez environ 1 670 € par mois pour un logement où vous n'habitez pas encore, là où la banque a validé votre dossier sur une mensualité de 1 253 €.
Un mot enfin sur le PTZ neuf, ouvert sur tout le territoire jusqu'à fin 2027, jusqu'à 50 % du prix à 0 % pour les revenus les plus modestes. Une opération financée à 30 % en PTZ et à 70 % à 3,42 % revient à un taux moyen de 2,39 %. Aucune négociation de taux ne produit un tel effet. Vérifiez votre éligibilité.
Et si le chantier prend du retard ?
Les retards sont fréquents dans le neuf, et leur coût est rarement chiffré avant la signature.
Pendant chaque mois de retard, vous continuez à sortir environ 1 670 € (loyer, intérêts intercalaires, assurance) au lieu des 1 328 € que coûterait le logement livré. Soit 342 € de trésorerie supplémentaire par mois.
En termes de patrimoine, l'écart est encore plus important : dans une mensualité normale, environ 520 € auraient servi à rembourser du capital, donc à constituer votre épargne. Pendant le retard, cette part n'existe pas.
Deux points à vérifier avant de signer.
Les pénalités de retard ne sont pas obligatoires en VEFA. En CCMI, la loi impose au moins 1/3000e du prix par jour. En VEFA, rien : la clause n'existe que si le contrat la prévoit, et c'est à vous de la réclamer. Quand elle existe, l'usage retient le même taux, soit environ 83 € par jour pour un logement à 250 000 €. Cette indemnité peut alors compenser une grande partie du coût du retard, même si son application dépend du contrat et des causes invoquées.
Votre offre de prêt a une durée limitée. La période pendant laquelle la banque débloque les fonds est bornée, souvent à 24 mois. Au-delà, il faut un avenant, payant, que la banque n'est pas tenue d'accorder même si elle le fait presque toujours. Prévenez-la dès l'annonce d'un glissement, pas la semaine où la période expire.
Sachez enfin que le promoteur peut invoquer des causes légitimes de suspension : intempéries, grèves, défaillance d'entreprise. La Cour de cassation a précisé en avril 2025 que ces clauses restent valables à condition de reposer sur des données objectives et vérifiables. Vous pouvez donc demander les justificatifs.
Ce que vous sortez chaque mois : chantier à l'heure vs mois de retard
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| Catégorie | Mensualité de crédit | Loyer actuel maintenu | Intérêts intercalaires | Assurance emprunteur |
|---|---|---|---|---|
| Si le logement est livré à l'heure | 1253 €/mois | 0 €/mois | 0 €/mois | 75 €/mois |
| Pendant chaque mois de retard | 0 €/mois | 900 €/mois | 695 €/mois | 75 €/mois |
Faut-il attendre septembre ?
Si vous espérez un retour à 2 %, non : avec une OAT autour de 3,90 %, les banques sont sous pression haussière et rognent déjà leur marge. Le potentiel de baisse à court terme est faible.
Si vous attendez pour renforcer votre apport ou constituer une épargne résiduelle visible, en revanche, oui. Ce levier-là vaut plusieurs dixièmes de point, et il est chez vous, pas à Francfort.
Et si votre programme est déjà identifié, la question la plus utile n'est pas « quel est le taux du marché » mais « qu'ont réellement obtenu les autres acheteurs de mon immeuble ». Un taux moyen national ne vous dit rien sur votre programme. Ce que dix voisins ont signé dans la même agence, si.
Le taux annoncé par le promoteur à la réservation est-il garanti ?
Non. Aucune simulation commerciale n'engage une banque. Votre taux sera celui appliqué au moment où l'établissement édite l'offre de prêt, souvent plusieurs mois après la signature du contrat de réservation.
Peut-on emprunter sur plus de 25 ans en VEFA ?
Oui. Le HCSF plafonne la durée à 25 ans, mais autorise explicitement 2 ans de différé d'amortissement supplémentaires pour les achats en VEFA, soit 27 ans au total. Les banques disposent par ailleurs de 20 % de flexibilité sur leur production trimestrielle pour déroger aux critères.
Le promoteur doit-il m'indemniser en cas de retard ?
Uniquement si le contrat le prévoit. Contrairement au CCMI, où l'article R231-14 du Code de la construction impose une pénalité minimale de 1/3000e du prix par jour, la VEFA n'impose aucune pénalité légale. Quand la clause existe, l'usage retient le même taux, généralement exigible après 30 jours de retard et due sans avoir à prouver un préjudice.
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